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L'espace Théophile-Poilpot ouvre aux Richardets

Avec l'adjonction du bâtiment neuf, la mairie annexe et la Maison pour tous des Richardets bénéficient désormais de 700 m² de locaux.

Dernière mise à jour : le mardi 02 avril 2013

Mairies annexes, Maisons pour tous, Nouveaux équipements, Espace Théophile-Poilpot

Depuis mars 2013, la mairie annexe et la Maison pour tous des Richardets ont intégré l'espace Théophile-Poilpot (17 avenue Gabriel-Péri), leur nouveau bâtiment de 700 m², baptisé en souvenir de l'artiste-peintre et maire de Noisy-le-Grand de 1887 à 1892. Petit tour du propriétaire !

Initialement annoncée en juin 2012, puis reportée à l’automne en raison d’appels d’offres de travaux infructueux, l’ouverture de l'espace Théophile-Poilpot, abritant la mairie annexe et la Maison pour tous des Richardets, est désormais réalisée. À la suite du feu vert donné par la commission de sécurité le 12 mars dernier, l'équipement a pu ouvrir le lundi 18 mars 2013. 

Au 17 de l'avenue Gabriel-Péri, le bâtiment de briques brunes construit en 1987 était devenu trop exigu pour accueillir décemment les 1 000 usagers de la Maison pour tous. Il a été totalement rénové, réaménagé intérieurement et agrandi grâce à un bâtiment neuf accolé à l’existant. Ce nouvel espace, offrant 700 m² de locaux, a été baptisé Théophile-Poilpot, en souvenir de l'artiste-peintre qui fut maire de Noisy-le-Grand de 1887 à 1892 (voir plus bas). 

Plus grand, plus polyvalent, toujours proche

La particularité de cette nouvelle structure pensée pour redynamiser le coeur du quartier est d’abriter différents services auxquels les habitants accéderont par une entrée commune. Une fois dans le hall, ils pourront s'orienter vers la mairie annexe, les locaux de la Maison pour tous ou la salle d'activités de 135 m² polyvalente toute neuve de 140 m². La grande salle d'activités de 135 m² de la Maison pour tous, insonorisée et parquetée, a été équipée de barres et de miroirs pour les danseurs, un atelier a été pensé pour les plasticiens, tandis que le nouvel espace « four » ravira les céramistes… Pour Michel Pajon, député-maire, l'espace Théophile-Poilpot répond à un triple enjeu : « Économique, car la présence de la Maison pour tous – avec le nombre d’usagers qu’elle draine – va aussi profiter aux commerces du quartier ; écologique, car ce bâtiment répond aux nouvelles normes d’efficacité énergétique et d’accessibilité ; et enfin un enjeu social, car nous allons pouvoir développer de nouvelles activités pour tous les âges. » Certaines sont déjà programmées : flamenco, tango argentin, calligraphie chinoise, cours de portugais ou conversations italiennes… Aucun doute : le nouvel espace Théophile-Poilpot est bien parti pour un nouveau voyage !

Accueil mutualisé et espace d'attente pour la mairie annexe et de la Maison pour tous.La mairie annexe, à gauche, vous accueille pour toutes les demandes administratives.

Les amateurs de danse pourront bientôt profiter de la grande salle parquetée et lumineuse de la Maison pour tous.Avec ses poutres apparentes et ses verrières, la nouvelle salle polyvalente de 140 m² offrira un bel écrin aux fêtes familiales comme aux réunions publiques de quartier.Percée de larges baies vitrées, le bâtiment est conçu pour laisser passer au maximum la lumière naturelle.


Le nouvel espace Théophile-Poilpot c'est...

  • 700 m² de locaux, soit une surface doublée par rapport à l’ancien bâtiment.
  • Une mairie annexe pour tous les services du quotidien : étatcivil, scolarité, seniors.
  • Un bureau de permanence pour les élus.
  • 4 salles d’activités, dont une salle parquetée pour la danse de 135 m².
  • Une salle polyvalente de 140 m² qui pourra être louée pour les fêtes familiales, accueillir les réunions publiques de quartier ou se transformer en bureau de vote.
  • 1000 personnes attendues par semaine.
  • 28 associations présentes.
  • 10 nouvelles activités : baby zumba, jeux d’échec, alphabétisation, etc.

 


Un programme complet pour les Richardets 

L’ouverture de l'espace Théophile-Poilpot s’intègre dans un programme de redynamisation du cœur de quartier : le Village des Richardets. Ce projet prévoit le réaménagement de l’espace urbain autour du supermarché et la création de 108 logements, en deux tranches. 

  • La première tranche du programme a été livrée en juillet 2012, avec deux immeubles donnant sur l’avenue Médéric. Au rez-de-chaussée, quatre nouvelles enseignes sont attendues. La banque, la pharmacie et le pressing existants doivent emménager dans ces nouveaux locaux à partir d’avril pour permettre à la seconde tranche de débuter.
  • La seconde tranche comprend l’extension de 500 m² du Super U, la construction d’appartements et d’un autre immeuble jouxtant la nouvelle Maison pour tous. La Poste aménagera à terme au rez-de-chaussée de ce bâtiment. Une nouvelle voie et un parking souterrain de 250 places, en partie réalisé, permettront de fluidifier la circulation du futur coeur de quartier.

 


Théophile Poilpot (1848-1915)

Théophile-François-Henri Poilpot figure dans la liste des maires de Noisy-le-Grand de 1887 à 1892, mais se distingue également par sa carrière d’artiste-peintre. Nous retenons parmi ses toiles surtout des panoramas de batailles. Sa première œuvre date de 1874 et Poilpot va produire pratiquement une toile par an jusqu’en 1900. Il trouve son inspiration au cours de plusieurs voyages, en particulier en Turquie et en Russie, où il est le témoin vivant de la guerre de 1876-1878. Il retourne en Russie pour présenter son tableau Couronnement de l’Empereur Alexandre III (1890). Il est même admis à la table du tsar et décoré par le souverain de l’ordre de Sainte-Anne. En France, Poilpot reçoit la médaille militaire après le siège de Paris en 1870. Il semble d’ailleurs que l’esprit républicain qui l’anime se reflète dans son œuvre, d’après les titres évocateurs comme La prise de la Bastille (1883), Les Volontaires de 1792 (1891), La patrie en danger (1892) ou encore Scènes du siège de Paris en 1871.

Théophile Poilpot et Noisy-le-Grand

Son père acquiert une vaste propriété à Noisy, route de Malnoue, où il fait construire une maison en 1865. Lui-même est peintre et ajoute donc un atelier en 1873. La propriété est plus tard dotée d’un « logement » supplémentaire et d’une écurie (1882), puis d’un jardin d’hiver (1891). En 1891, les Poilpot père et fils habitent à la même adresse. Théophile Poilpot fils est élu adjoint au maire de Noisy-le-Grand dès 1884. Son absence aux séances du conseil municipal de février 1885 à mai 1886 s’explique par un voyage qu’il entreprend aux état-Unis. Il se rend alors sur les champs de bataille de la guerre de Sécession, entouré des plus grands généraux de cette campagne. Il en rapporte de nouveaux panoramas : La bataille de Shiloh (1885), Le combat du Merrimak et du Monitor (1886), La bataille de Manassas (1887), etc. En 1887, après la démission du maire de Noisy-le-Grand, Alfred Nettement, il assure une courte période d’intérim avant d’être lui-même élu maire le 2 octobre 1887. Il est réélu le 13 mai 1888. Son mandat s’achève en 1892 mais sa carrière de peintre continue : ses dernières œuvres datent de 1900, dont une série de neuf panneaux, actuellement exposée dans la Galerie des Lettres et des Sciences de la Sorbonne.

Après son décès, sa propriété route de Malnoue accueillera un autre Noiséen illustre. Au début des années 1920, Michel Simon l’achète et en fait sa résidence principale... et celle de ses animaux. « C’était la maison du peintre Poilpot, témoigne Michel Simon. Il a créé ce coin avec son ami Gambetta. La maison de droite, c’est Gambetta qui l’a fait construire pour son ami et ce jardin d’hiver avec l’atelier c’est Poilpot qui les a fait édifier. Il peignait là ses grandes toiles (...) Ce séjour a été hanté par des personnages que j’adorais, Georges Courteline, Alphonse Allais et Alfred Jarry. Courteline était l’ami intime de Poilpot et, en face, habitait le peintre et affichiste Cheret, très ami d’Alphonse Allais et un peu plus bas, demeurait le musicien Claude Terrasse, qui était, lui, l’ami d’Alfred Jarry. De sorte que tous les dimanches, Courteline, Jarry et Allais étaient réunis ici. Ce n’est pas croyable, n’est-ce-pas ? »

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